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hydronymes Nahon Renon Bardelat le Poulain le ruau de Burlin la Jonchère |
L'Onomastique est la science des noms propres, les deux principales branches: l'anthroponymie (noms de personnes) et la toponymie (noms de lieux) sont des sciences annexes de l'Histoire; elles nécessitent de bonnes connaissances en linguistique, beaucoup de prudence et tout autant de modestie. La première règle est de ne pas se fier aux apparences, ce que les linguistes appellent de faux amis, ex: Chambon = un bon champ (!). Les apparences peuvent revêtir un pseudo caractère scientifique. Un cas d'école est précisément emprunté à la toponymie berrichonne :Bonneuil. Un clerc, soucieux de latinité, transcrivit le nom de cette paroisse en bonus oculus, (bon oeil) ce qui mystifia plus d'un chercheur. Il est admis aujourd'hui que Bonneuil vient de l'adjectif latin bonus (bon) + le suffixe gaulois -ialo, (précédé d'un o de liaison accentué) qui a évolué phonétiquement en -euil, ce suffixe signifiant: espace découvert, clairière. Bonneuil = une bonne clairière; nous sommes loin d'un bon oeil ! Dans le même ordre d'idées, toujours vérifier les sources. Un chercheur imprudent, dont il sera question dans cet article, fait du ruisseau Nahon un affluent de l'... Indre ! Il est évident que le Nahon se jette dans le Fouzon, lui-même affluent du Cher. Il est évident que ces interprétations sont le résultat de profondes recherches, auxquelles nous n'aurions pas accès sans trois dictionnaires qui font autorité:
Dictionnaire historique de la langue française, col.Robert(1993), sous
la dir. d'Alain Rey Ces trois ouvrages reflètent un niveau de connaissances à un moment donné; depuis, des erreurs ont été relevées, des compléments - surtout - sont venus les enrichir, c'est que, comme toute science, l'onomastique n'est pas figée; les chercheurs, réunis dans la Société Française d'Onomastique, contribuent par leurs recherches à faire progresser cette science: consulter leurs travaux est incontournable. La deuxième précaution à prendre est de toujours replacer le nom étudié (de lieu ou de famille) dans son contexte historique, rechercher le plus grand nombre d'occurrences, étudier l'évolution phonétique au cours des siècles, car le français est une langue vivante qui évolue et n'a cessé d'évoluer au cours des siècles. Un exemple probant nous est fourni par le toponyme Barzelle.
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