Chabris


cf. les données généalogiques établies par notre correspondant Guy Guenais


Patronymes alliés aux Rioland
XVIIè au XIXème siècle
(163)

La liste de ces patronymes doit être considérée avec beaucoup de prudence, elle reproduit un grand nombre de cacographies nées de l'écriture phonétique,  laissant place au doute; ainsi MENAGE selon que l'on accentue ou non la voyelle finale, devient MENAGé ou MENAGER. Seule une étude filiative, accompagnée d'une approche linguistique permet de reconstituer une graphie raisonnée, comme nous l'avons fait avec notre propre patronyme[] , toute certitude étant d'ailleurs ... exclue !

A
Allaire - Alliesse - Amelet - Ardouin - Audon - Augier - Augis

B
Bailly - Baranger - Barbelion - Bardon - Barillet - Batailler - Baucher - Beaufié - Beaufrère -  Becq - Bernet  Berthier -Berthonnet - Bicat - Bizeau - Blin - Boiret -  Bonnetat - Bonnisseau - Boulet - Bourgeois - Bourgognon  Boutet - Bricemoret - Brignot - Bronier - Brossard - Brossier - Bruneau - Brunet

C
 Caillat - Carré - Chardon de Chênemoireau - Champion - Charrier - Chartin -  Chaumillon - Chevalet - Chevy  Chipault - Chuï - Clouet - Conneau - Contancin -  Coudray - Courant - Couton -

D
 Debins - De la Court - De la Garde - Delalande - Delaleu - De la Varenne - Deschamps - Dunault - Dupin  Duplessis - Dupuis - Durand -

E - F
Faisant - Feau - Ferrand - Ferré - Fouquet - Fourneau - Frémion

G - H
Gallier - Garnier - Gatignon - Gaucher - Gauthier - Germain - Gibault - Gillet - Girault - Girou - Goislard de Mauguay - Guilbert - Guillot
 Habault - Habert - Harault - Hervet - Hubert - Hureau - Hydras

I - J - K
Jacquelin - Jamet -Jandenne - Jarreau -  Joulin - Jugy - Juppreau

L
 Labrosse - Lambert - Larcher - Launay - Lebeau - Lebrun - Lecomte - Lecoq - Leloup - Lemoine - Lepain  Leroy - Lombrage -

M
Malicorne - Marceil - Mardon - Martin - Mary - Maubert -  Mazouard - Ménage - Métivier - Morin  Moucherault - Mulot -
N
Nouffré (Naufret) - Nuret
O - P - Q
Paiet -  Pasquier - Paulin - Pendérant - Pesson - Petit - Piat - Pichard - Pierry - Pilet - Pinon - Pion - Pizet - Poirier   Potrin - Prévost
R
Renaud - Rioland - Robin - Robinet - Roger - Rousseau - Rozé
S
Sarton - Senet - Simon - Sommier
T
Thenot - Thibault -  Thierry - Trochou - Trousset - Turlin
U - V
Vigneron - Vinée - Vouillon
W - X - Y - Z

 

Les patronymes soulignés en rouge sont ceux qui existaient déjà au XVème siècle.   cf.
On ne peut tirer aucune conclusion, les relevés (ceux du XVème siècle et ceux des registres (catholicité - état civil) )  ne concernant, ni l'un ni l'autre,  la totalité des habitants de Chabris. On peut toutefois affirmer que les patronymes, soulignés en rouge, appartiennent à des familles implantées de très longue date, et suggérer que, pendant les deux siècles qui séparent les relevés, le brassage a été important.

répartition des patronymes (ex-surnoms)

1.- origine germanique

Ce sont les plus anciens, ils remontent à l'époque où les Germains ont envahi la Gaule romaine et détruit le système de dénomination, le remplaçant par un seul nom donné à la naissance. Ces noms,  empruntés aux dialectes germaniques, ont été latinisés à l'écrit; ces noms, remontant pour certains à plus d'un millénaire avaient au XVIIème siècle perdu leur signifié.

Amelet, dér.de amal < amalo - Ardouin < Hardouin < hardwin - Augier < adalgari - Augis < algis < adalgisus Baranger < Béranger < beringari - Bardon - <bard (cf:hache) - Bernet < bern < ber (cf:ours) -
 Berthier - berhtari -  Berthonnet dimin.Bertho - Boutet < Boto


2.- origine latine

Les noms de baptême empruntés au calendrier des saints sont eux-mêmes devenus patronymes.

Alaire < Hilaire, évêque de Poitiers, 368 (mais aussi nom portés par un pape (468) et les évêques d'Arles(449) et de Mende (VIème s.) cf.latin Hilarius < hilaris : hilard.
Le latin bonus a donné deux dérivés : 1/ bonitus > bon(n)et, popularisé par saint Bonnet, évêque de Clermont (710), et 2/bonicius > Bonnisseau. Couton, hypocoristique de Cot, aphérèse de Jacot (lui-même hypo. de Jacques) ou de Nicot (Nicolas).


3.- origine topographique

Les forains,considérés comme des étrangers étaient dénommés par leur "lieu" d'origine:
Bourgeois, qui vient d'un bourg (de la ville) - Bourgognon natif de Bourgogne - Chartin, originaire de Chartres (contraction de Chartrain) -
Le lieu peut être un simple détail topographique:
Chaumillon, diminutif de chaumeil , un champ moissonné, d'où un terrain nu. Chevy prononcé Ch'vy pour Chavy, toponyme de l'Indre ???? Coudray de coudrier (noisetier) un lieu planté de noisetiers.

4.- sobriquets

Ils ne sont pas forcément négatifs et caractérisent plus que tous les autres, l'ancêtre éponyme. De fait, ils sont donc récents.


a) caractérisent un métier
Barbelion, dérivé de barbal (cf:barbelé), d'où l'image d'une pointe, d'un croc,  évoque peut-être un hameçon et le métier de pêcheur (?) - Brossier - Brossard - ou le fabricant ou le vendeur de brosses, le suffixe -ard est péjoratif, synonyme de mauvaises brosses. - Caillat, de cail (cf: le caillé) d'où le marchand de fromages -  Charrier est la forme contractée de charretier. -

b) caractérisent une parenté
Beaufrère - Beaufie peut-être forme berrichonne de Beaufils, en berrichon le groupe consonantique final (ls) n'était pas prononcé, on disait : mon fi. ( Vin-t-en mon fi que j'te bizouille) -

c) caractérisent une particularité physique, morale ou sociale
Ce sont de vrais sobriquets, dont la charge peut être légère, avec une nuance plaisante, ou lourde, franchement moqueuse.
Barillet, petit (diminutif -et) et ventru comme un baril - Batailler, belliqueux, qui cherche toujours des querelles - Becq, bavard - Belin, signifié plus difficile à interpréter, de bel, la cloche, le belin est le bélier qui porte la cloche et mène le troupeau, dans le "Roman de Renart" c'est plus simplement le nom porté par le personnage du mouton (comme Ysengrin-le loup; Renart-le goupil;  Chanteclerc-le coq).- Bizeau, de bis, qui a la peau brune. Boiret, la boire désignerait pour M.Th.Morlet
(Dictionnaire étymologique)  la buse, d'où un homme à l'esprit lourd, mais cette interprétation semble ignorée du parler tourangeau-berrichon;  d'autres explications peuvent être apportées, boire (prononcé "bouère") est en berrichon un terme de pêcheur, il est synonyme de noue et désigne la rigole qui relie un étang à la rivière; il désigne encore la nourriture que l'on donne aux cochons; enfin il ne faut pas négliger l'infinitif substantivé du verbe boire "t'y va quand mêm' pas en perd' le boir' et l'manger!" Ce patronyme, à lui seul, montre toute la complexité  de la démarche -et la vanité- de prétendre l'interpréter avec certitude- Boulet de boule, évoque l'obésité - Chevalet de quelqu'un dont on dirait " c'est un vrai p'tit cheval" courageux ? vif argent ? nerveux ? - Chipault voir: Courant peut être rapproché de l'eau qui court ou d'un chien (par opposition à chien d'arrêt) et pourquoi pas plus simplement à une personne qui est toujours se pressant.

(à suivre)

 

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