Johannis Riolanus
Jean Riolan
père
extraits de
Claude Rioland, Johannus Riolanus pater et filius,
la médecine au XVIè et XVIIème siècle, (à paraître)
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Effigies Ioannis RIOLANI
ce portrait
illustre l'édition posthume |
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| ( 1539 ca - 1605 ) |
les origines
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Comme pour la plupart de ses contemporains, les origines de Jean Riolan(d)
sont incertaines . Jean serait né à Amiens en 1539, d'un père marchand
drapier, échevin de la ville; ses ancêtres avaient été tisserands avant de
devenir saiteurs - c'est précisément cette appartenance à la corporation
des tisserands qui permettrait de relier cette famille (alors peu répandue
en Picardie et qui en disparaîtra rapidement ) aux tisserands éponymes de
la région de Valençay en Berry, (Valençay - où l'industrie textile était
développée au Moyen Age) par le truchement d'un compagnon
accomplissant son Tour de France. L'hypothèse est hasardeuse mais
plausible. Jean aurait eu (au moins) une soeur aînée et trois frères : l'aîné qui succéda à son père et fut désigné échevin d'Amiens par Charles IX, un second, avocat, un troisième , religieux. On pouvait encore voir à Amiens à la fin du XIXème siècle, la maison familiale, à l'enseigne de "l'âne rayé" (cf. le dossier: PICARDIE). le philosophe Si François,
l'aîné, fut appelé à poursuivre les activités familiales amiénoises et à
endosser les responsabilités politiques de l'échevinage, Jean fut
envoyé, lui, au collège de Picardie à Paris, pour y parfaire ses
études. Travailleur acharné, il étudiait, en plein jour, été comme hiver,
portes et fenêtres fermées à la lumière de la bougie. Brillant étudiant,
non seulement il acquit la maîtrise des langues anciennes: grecque,
latine, hébraïque, mais il apprit plusieurs langues européennes,
qu'il parlait couramment, ce qui lui permit - sa vie durant - de
correspondre avec les Humanistes de son époque. Guy Patin disait de lui
que c'était un homme doux et bon, Pierre de l'Estoile, dans ses
"Mémoires", ajoutera qu'il était "estimé en sa profession, l'un des plus
doctes, non de la France seulement, mais de l'Europe"! Jean Riolan
ne fut pas moins brillant médecin qu'il avait été brillant philosophe; les
deux disciplines étant d'ailleurs étroitement imbriquées dans la pure
tradition d'Hippocrate et de Galien. Nous avons la chance de posséder l'un
de ses cours , grâce à son élève, Abraham de la Framboisière, qui
nous en a laissé une copie manuscrite. Ce cours, rédigé en latin, émaillé
de nombreuses citations en grec, recouvre une année universitaire complète
(1584-1585). Il traite successivement de la Physiologie, de la Pathologie,
de l'Hygiène, de la Thérapeutique, de la Pharmacie et de l'Alexipharmaque (remède contre les venins). Jean Rioland (père) s'éteignit le 18 octobre 1605, à l'âge de
67 ans, d'un ulcère rénal. Anne l'avait précédé en mai 1604. Ils
laissèrent 6 enfants vivants: bibliographie 1.- Ad dialectam P.Rami, Paris, in-4°, 1568
2.- De primis principiis rerum naturalium libri tres.
Paris,
1571, in-8° : 4.- Ad impudentiam quorumdam chirurgorum qui Medicis aequari,& chirurgiam publice profiteri volunt, pro veteri dignitate Madecinae apologia philosophica. Paris, 1577. in-8° 5.-Ad librum Fernelii De facultatibus ...animae , Paris ,1577, in-8°
6.- Commentarii in sex posteriores physologiae Fernilii libros. 7.-Ad librum Fernelli De procreatione hominis , Paris, 1578, in-8° 8.-Iannis Riolani in Libros fernelij Partem physiologius, partem Therapeuticis Commentariij. Accesserunt eiusdem Riolani De Primis principiis rerum naturalium. Libri III, 480 pp. Montbéliard,1588 9.- Ars bene medendi. Lyon, 1589, in-8° (réédition 1601,Paris,Périer, in-12) 10.- Ad libros Ferneli de Abditis rerum causis J.Riolani commentarius Livre II Ch XVIII Unde natae totius substantiae proprietas, Paris,1598,in-8 11.- Chirurgia, s.l.1601, in-8° 12.-Ad libros Ferneli de Abditis rerum causis J.Riolani commentarius , Livre II Ch XVIII Unde natae totius substantiae proprietas , Paris ,1602, in-8° Ses universae
medicinae compendia, parus à Bâle en 1601, furent réédités à Paris en
1606, 1618, 1619, 1638. Paraissait encore, en 1640, 35 ans après sa mort
sa doctrine sur les fièvres: Tractatus de febribus
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| Sources: Robert Benoît, Conceptions médicales à
l'Université de Paris d'après les cours de Jean Riolan à la fin du XVIème
siècle, in Histoire, Economie et Société, 1995,n°1 Guy Patin, Lettres, éd.Reveillé-Parise, Paris, Baillière,1846 Pierre de l'Estoile, Mémoires, éd.Jouaust-Lemerre,P.1899 |

Docteur en médecine de la
faculté de Paris
1586