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Livres 1878  

Conformément à l'arrêté ministériel du 2 juillet 1875, les Instituteurs et les Institutrices doivent faire parvenir, tous les ans, à M.l'Inspecteur primaire, et avant le 15 mars,  la liste des livres en usage dans leurs écoles, ainsi classés :
          1° - Instruction religieuse;
          2° - méthodes et livres de lecture;
          3° - étude de la langue française: grammaire, exercices de style;
          4° - histoire;
          5° - géographie;
          6° - arithmétique et géométrie;
          7° - sciences physiques et naturelles;
          8° - agriculture;
          9° - divers.

Cahiers 1878  

      "Dans un assez grand nombre de départements, les élèves des écoles primaires n'ont qu'un seul cahier pour tous les devoirs, excepté pour l'écriture proprement dite. Ce cahier unique, qui porte la double trace du travail personnel de l'élève et des corrections faites par le maître, a paru préférable aux nombreux cahiers en usage dans beaucoup de classes: cahier de brouillon, cahier au net, avec autant de catégories qu'il y a de branches d'enseignement.
         Il diminue la dépense des familles. Il oblige l'enfant à faire avec soin tout ce qu'il fait; il l'habitue à n'avoir pas deux écritures formant un contraste choquant, l'une de tous les jours, pour ainsi dire, laquelle n'est le plus souvent qu'un affreux et illisible barbouillage, et l'autre, moulée, ornementée même, pour la solennité de la mise au net; et à s'attacher à une seule écriture, une bonne écriture courante, propre, aisée, facile à lire.
         La série de ces cahiers uniques recueillie par l'instituteur ou l'institutrice constitue pour chaque enfant une sorte d'histoire de sa vie d'écolier, un tableau intéressant de ses efforts et de ses progrès, et aussi de la direction et des soins qu'il a reçus; (...)
                                 Tours le 25 novembre 1878, l'Inspecteur d'académie, AULARD.

Lecture à haute voix 1879  
M. M.
J'ai l'honneur de mettre sous vos yeux une lettre ministérielle, en date du 25 octobre, sur la lecture à haute voix. Il ne m'appartient pas de faire l'éloge d'une mesure qui doit contribuer de la manière la plus efficace à l'amélioration de notre enseignement primaire et qui, bien comprise et bien exécutée, peut donner naissance aux plus heureux résultats.
Pour entrer aussi complètement que possible dans les vues de M. le Ministre, je vous préviens qu'un concours de lecture est désormais établi dans le département d'Indre-et-Loire; que ce concours aura lieu dans chaque canton à l'époque des examens du certificat d'études; qu'il donnera droit à des prix. (...)
REGLEMENT
(...) Chaque instituteur devra présenter au concours un nombre d'élèves égal à 8% des inscrits au registre matricule de l'année courante. Ne seront admis que les élèves n'ayant pas plus de 13 ans au 1er juillet 1880. les concurrents se présenteront munis du livre de lecture en usage dans la première division de l'école qu'ils fréquentent. L'épreuve consistera en la lecture à haute voix d'un morceau en prose choisi par le jury dans le livre des concurrents. Dans l'appréciation du mérite de chacun d'eux, le jury ne tiendra pas seulement compte de la correction du débit et de l'expression, mais il s'assurera que l'enfant comprend ce qu'il lit; il l'interrogera sur la signification des mots et le sens des phrases; il exigera même un rapide résumé oral de la lecture, le livre fermé.
                                                                                l'Inspecteur d'Académie, Ed.Regnier

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