Administration

 
     
 
 
Une école d'autrefois.- Lyonnet, Lecture, Istra,s.d
ressources 1878 constructions

                                         Loi du 1er juin 1878
                                                            Titre Premier
Art.Ier.- Une somme de soixante millions de francs (60,000,000 fr.) payables en cinq annuités à partir de 1878, est mise à la disposition du Ministre de l'Instruction publique, des Cultes et des Beaux-Arts, pour être répartie, à titre de subvention, entre les communes, en vue de l'amélioration ou de la construction de leurs bâtiments scolaires et de l'acquisition des mobiliers scolaires.
     Une autre somme de soixante millions de francs également payable en cinq annuités, à partir de la même époque, est mise, à titre d'avance, à la disposition des communes dûment autorisées à emprunter pour le même objet.
 (...)                                                             
(Présidence : Mac-Mahon - Ministre : A.Bardoux)


MAC-MAHON
vacances 1878 dates
(Par décision du conseil départemental...) les vacances auront lieu (...)
du 1er août au 1er septembre
 
instit' laîque ou... 1878 ... congréganiste

                    Extrait de la circulaire ministérielle (Bardoux)
"1er (..) toutes les fois qu'une vacance se produit dans la direction d'une école publique, il est du devoir du préfet de mettre le conseil municipal en demeure de donner son avis sur la catégorie à laquelle le nouveau titulaire appartiendra;
2° Qu'en dehors des cas de vacance, le conseil municipal peut toujours, en session régulière, exprimer un voeu sur la direction des écoles;
3° Que les voeux exprimés, dans l'un ou l'autre cas,  n'engagent nullement la liberté du préfet, qui a le droit et le devoir de choisir les instituteurs dans la catégorie qui lui paraîtra répondre le mieux aux intérêts scolaires et au voeu de la majorité de la population. (...)

 
conférences... 1878 ...pédagogiques
Extrait de l'allocution prononcée par M.Bardoux, ministre de l'Instruction publique (...) aux instituteurs délégués à l'Exposition universelle de 1878.

   Permettez-moi, Messieurs d'appeler votre attention sur quelques points tout à fait spéciaux :
    Je veux vous recommander les conférences pédagogiques cantonales. On n'est un instituteur qu'à une condition, c'est d'apprendre soi-même toujours; on n'enseigne les enfants qu'en étudiant chaque jour les progrès de l'art d'enseigner.
    Les conférences pédagogiques qui vont s'organiser par canton auront les plus utiles avantages : elles vous solidariseront, elles vous rapprocheront, et sous la direction de votre inspecteur primaire, elles vous permettront de connaître soit les nouvelles méthodes, soit les progrès matériels scolaires qui se sont accomplis autour de vous et que vous avez pu, vous-mêmes déjà apprécier à l'Exposition.
    (...)
    Je vous recommande surtout de créer parmi vous l'esprit de corps, de vous entr'aider. Dans ce but, l'institution par département des Sociétés de secours mutuels (...) est une des meilleures choses que nous puissions faire, et ce n'est pas seulement au point de vue de leurs avantages matériels (...) j'y vois aussi des avantages moraux; ce que j'y vois, c'est qu'elles vous apprendront à vous aimer.
   (...) Préoccupez-vous de faire aimer à vos élèves la lecture (...) parce que le bon livre que vous remettez entre les mains de l'enfant pénètre avec lui dans la maison paternelle, dans le foyer domestique, et y répand la vérité moralisatrice.
    (...) Enfin, songez à nos caisses d'épargne scolaires (...) Si la France est grande, si la France est forte, si la France s'est relevée avec cette énergie, c'est grâce à l'amour de l'épargne (...)
    Je veux terminer en vous recommandant de ne jamais vous laisser décourager dans vos efforts et dans l'accomplissement de vos devoirs. Soyez sûrs que vous contribuez plus que personne à la moralisation du pays, à son progrès; soyez fiers (...) vous en serez récompensés, non-seulement par votre conscience, non-seulement par ce sentiment du devoir que Dieu a mis en nous tous, mais par vos concitoyens. Et soyez certains qu'aux dernières heures de la vie (...)
 

 
  1879  
1879: démission de Mac-Mahon , le 30 janvier, Jules Grévy, élu Président de la République, par 563 voix contre 99 au général Chanzy (qui n'était pas candidat) et 5 à Gambetta.
A cette occasion, un jour de congé ayant été accordé aux élèves des écoles primaires par le Ministre de l'Instruction publique, le Préfet (d'Indre-et-Loire) Daunassans fixe ce congé au mercredi 5 février.
 

février : Jules FERRY, Ministre de l'Instruction publique.

Jules Ferry nomme Ferdinand Buisson, directeur de l'enseignement primaire.
4 mars : par arrêté du Ministre, M.Regnier, Inspecteur d'académie à Lons-le-Saulnier (Jura) est nommé en la même qualité à Tours (Indre-et-Loire), en remplacement de M.Aulard.
 

Salles d'asile 1879 le Préfet

(...) M.le Ministre me rappelle (...) que d'après l'art. 21 de la loi du 10 avril 1867, aucune école primaire ou libre ne peut, sans autorisation du Conseil départemental, recevoir des enfants au-dessous de six ans, s'il existe dans la commune une salle d'asile publique ou libre (...)

                                                                     Décret
Art.1er. Les emplois de déléguées spéciales pour l'inspection des salles d'asile sont supprimés.
Art.2. Le nombre des emplois de déléguées générales pour l'inspection des salles d'asile est porté à huit.
Art.3. Les déléguées générales sont divisées en trois classes. Les traitements afférents à chaque classe sont fixés ainsi qu'il suit :
                        1ère classe   : 5,000 francs
                        2ème classe : 4,000  et  4,500 francs
                        3ème classe : 3,000  et  3,500 francs
Art.4. Nulle ne peut exercer les fonctions de déléguée générale sans avoir au moins cinq années de service dans l'enseignement public ou libre, et sans être pourvu :
                        1°- Du certificat d'aptitude à la direction de salles d'asile;
                        2°- Du brevet supérieur.
Art. 5. Les déléguées générales pour l'inspection des salles d'asile n'ont à visiter les écoles de filles et les pensionnats que dans le cas où l'inspection académique les y invite.

engagement décennal 1879 abus

Une circulaire ministérielle du 29 avril rappelle aux recteurs qu'ils doivent faire "écrire en entier de leur main l'engagement" des jeunes gens se destinant à l'enseignement public, afin d'en "assurer la sincérité" : "il ne faut pas que l'administration de l'Instruction publique puisse être soupçonnée de faciliter les moyens d'obtenir le bénéfice de la dispense du service militaire à des hommes complètement illétrés (sic) et hors d'état par conséquent d'exercer avec fruit les fonctions de l'enseignement".

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