Echos d'Hier et d'Aujourd'hui

 UN BEAU MARIAGE


Oyez ! oyez ! l'histoire de la petite Marie Allaire………..
qui est née à Selles-sur-Cher, épousa Messire Jacques Delaunay , eut une fille prénommée Marguerite (ou Marie, c'est selon) que le papa, qui était de Launay, seigneur de Monplaisir et maréchal-des-logis de la …Reine-mère, dota de 10 000 livres…… avec un tel pendentif autour du cou, la petite Marguerite n'était pas destinée à faire tapisserie et, le 16 juin 1665, en la paroisse Ste Solenne de Blois, elle épousa Charles de BONNAFAU, seigneur de Châteauvieux!
Un siècle après, Silvain Rioland, foulon, épousait à Couffy,le 12 février 1765 Louise Allaire: qui établira le lien entre Marie et Louise ? entre la comtesse et la "foulonne " ?

 

 CATASTROPHES à CHÂTEAUVIEUX - 19 décembre 1737
 

             On sait que Châteauvieux se présente sous la forme d'un village-rue s'étirant entre la rive droite du ruisseau et le versant abrupt du coteau, troué de caves et d'habitations troglodytiques. Le tuffeau, particulièrement fragile n'a pas été exempt de catastrophes, comme celle qui survint - à la suite d'un éboulement - le 19 décembre 1737
Il fallut quatre jours pour dégager le corps de la petite Anne, âgée de 2 ans, fille de Hilaire Mercier, tixier en toile, et de Marie Bourgeois. Marie Patin, âgée de 38 ans, épouse de François Régnier, également tixier, ne fut arrachée à sa prison que le 4 janvier. Mais il fallut encore un mois d'efforts (le 1 février 1738) pour donner une sépulture décente à Catherine Bardin, âgée de 34 ans environ, femme de Claude Nabon
On peut supposer que l'effondrement, dû à une pluviosité abondante, a eu lieu de jour, puisque seules les femmes et une fillette en bas âge étaient à la maison.

 

 

                 Et de trois autres………au soir du 26 février 1866, alors que la nuit était tombée, un grondement sourd… trop tard, la masse de rocher s'écroule, trois malheureuses victimes écrasées dans leur maison troglodyte : Pierre Bourgeois, Rose Pinon, son épouse et Marie Brisset, la servante. Pendant plusieurs jours, on s'affairera en vain, les travaux de déblaiement seront suspendus. Gabriel Andral, le châtelain, engagera 1 500 francs pour reprendre les travaux mais ce n'est que le 1er mai que les corps pourront être dégagés.

 

SONNEZ MATINES

 

                    Comme toute église, centre de la vie communale, l'église de Châteauvieux était dotée d'un campanile, lequel campanile, comme tout campanile respectable, enfermait une cloche. Nous ne savons rien de la première cloche. Elle devait, depuis longtemps, avoir la voix éraillée car elle fut remplacée le 27 septembre 1674 et Louis de Bonnafau, probablement le donateur, en fut le parrain.
Sa vie ne fut pas des plus longues… car, en 1793, Lazare Carnot, le grand organisateur des armées de la Révolution, décida que toutes les cloches de France et de Navarre seraient plus utiles à faire des canons qu'à sonner l'angélus. C'était discutable, mais ce fut ainsi. Dans certaines communes on descendit la cloche nuitamment et on lui fit prendre le maquis. Pas à Châteauvieux ! que nenni. On remit la cloche aux autorités et elle fut fondue. Dans la crypte de la chapelle paroissiale, le pauvre Louis dut subir l'enfer

                                           de profundis   !                                                            

                   Pendant 39 ans, le village resta silencieux !

Enfin, le 29 juillet 1832, une cloche toute guillerette fut bénie et baptisée - Paul-Marie - par le curé de cette époque, Jean-Baptiste Lebeurier; elle fut ensuite hissée en bonne place dans son clocher. Jean Paul Royer-Collard en était le donateur, mais, comme il était retenu à Paris par l'épidémie de choléra qui régnait alors dans la capitale, ce fut Maître Jouanneau, greffier du juge de paix à St.Aignan qui en fut le parrain délégué, et Marie Elisabeth Chevalier, son épouse, la marraine, Pierre Lucas, Marie Renard, Noël Polpondeur et Marie Bernardeau, furent les témoins.

Une cloche, c'est bien; trois c'est mieux.
C'est peut-être ce que se dit le dit curé Lebeurrier qui, ses cheveux grisonnant et son ministère s'achevant, prit sur ses deniers pour offrir à Paul-Marie, deux petites sœurs, prénommées Rose-Hilaire et Barbe. Elles eurent pour parrains, respectivement : Paul Andral, avocat à la Cour impériale, et Elie Roger de Talleyrand-Périgord, châtelain de Valençay. - et pour marraines: dame Olivet, veuve Bodin, résidant à Péguignon et Madame Paul Andral, née Delius.

 

Et toujours ces mauvaises nouvelles…………

 

"l'an mil sept cent cinquante cinq le sept octobre a été par moi soussigné inhumé au cimetiere le corps de Jacques Doizeau, pauvre imbécille; il décéda hier chez Pierre Lecomte cabaretier en ce bourg, âgé d'environ neuf ans; il était originaire de la paroisse de faverolles en Berri, à ce qu'on dit………"(Léon Colesse, curé)

 

 

Enfin une meilleure……

 

Le 27 novembre Jacques Loiseau épouse Marie Pégué
"… …….en présence du côté de l'époux de Gilles Massé, son oncle à la mode de Bretagne
(sic) se portant son tuteur à l'effet de contracter le présent mariage…."

ENCORE UN ENFANT........!

Le 9 septembre 1730 a été inhumé Jean MASSICOT,
agé denviron quatre ans et six mois tué par un coup de tonnere
qui tomba par le fourneau de la cheminée,
fils d'Alexandre Massicot et de Jeanne Sourdé son épouse
demeurant au village de  [Bouffegenet]
dans la maison de Mr penigault epoux de mad.lle guerard

De notre correspondant THIERRY  LEFEBVRE

Transcription de l'acte de décès de Dame Catherine De Bonnafau trouvé dans la paroisse St Louis du Fort Nieulay de Calais en 1754 (bobine de microfilm 5MI193R28).
L'acte se trouve à la fin des registres des BMS de 1757 où on peut y lire :

"J'aie trouvé dans le registre timbré un extrait mortuaire
 en datte du vingt deux d'octobre 1754
effacée et raiée de la main meme du Sieur De La Cour curé et aumonier du Fort Nieulay qui portoit ce qui suit :
L'an mil sept cent cinquante quatre le vingt deux d'octobre
 est decede en la paroise de St Louis Du Fort Nieulay
Dame Catherine De Bonnafeu
epouse de Messire Antoine Francois De Bacquehem
chevalier de l'ordre royale et militaire de St Louis
Major du Fort Nieulay
agée de soixante ans,
 a etè aujourd'hui vingt quatre dudit mois
 inhumée dans l'eglise de cette paroisse
auquel enterrement ont assiste
 ses parens et amis qui ont signè avec nous
 et ledit acte s'est trouve effacé et sans signe
en foy de quoy jaie signe
ce vingt un feverier mil sept cent cinquante huit
   P.Augustin Comer P.curé
et aumonier du Fort Nieulay"

DE PROFUNDIS
"ce seize aust mil sept cent quarante deux a été inhumé dans le cimetière
 de cette paroisse [Faverolles-36] par moy prestre curé soussigné
 joseph barthelemy renault de la bouchardière
de son vivant ancien secretaire de la maison et couronne de france
demeurant au bourg de cette paroisse
 agé de soixante et dix huit ans.  R.Deschamps, curé."

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Sa veuve, Marguerite de Bonafaut se remaria le 9 janvier 1745
en cette même paroisse avec
messire René Dubreuil, écuyer, sieur du Breuil
veuf de défunte dame Louise Renault de la Bouchardière
 

 

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