Romesac
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1362- |
Guillaume de Romesac donne 100 sous de rente au chapitre de Levroux sur la
tuilerie de Romesac |
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| 1374- |
Guy Le Bouteiller de Senlis, seigneur d'Hermenonville et de la terre de
Levroux, époux de Blanche de Chauvigny qui lui avait apporté cette terre
en dot, fait saisir les biens de feu Guillaume de Romesac, faute d'hommes. Les chanoines du chapitre Saint Silvain de Levroux, lui signifièrent que lesdits biens leur appartenaient après le don que leur avait fait ledit Guillaume; en contrepartie, les chanoines devaient faire un service pour le salut de son âme; en vertu de leurs privilèges, ils pouvaient acquérir et posséder domaines en ces fiefs et terres. Ledit seigneur leur donna mainlevée, confessant avoir vu lesdits privilèges |
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| 1377- |
1ère mention du "manoir" de Romesac. En 1383 ce manoir n'est toujours pas
érigé en fief et n'a pas de seigneur reconnu. Seule quelques maisons
basses formant un petit village nommé Romesac proche du bois du même nom. |
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| 1453- |
Le 15 juin, Jacquette du Peschin, fille de Louis, seigneur de la terre de
Levroux et d'Yseult de Seully, apporte cette terre à Bertrand 1er de la
Tour, comte d'Auvergne et de Boulogne. Un bourgeois de Levroux, Pierre
Hémery, ayant cédé ses droits sur les
terrages de la paroisse de Saint-Phalier aux chanoines du chapitre de
Saint-Silvain de Levroux, ces derniers lui cèdent par échange leur héritage de Romsac. Pierre Hemery , peu après, obtient de la
"dame de Levroux (Jeanne de Bourbon)" la permission de faire construire un
petit château. |
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| 1486- |
Pierre Hémery est seigneur de Romsac et de Villebon,
fief situé paroisse de Rouvres-les-Bois |
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| 1501- |
Pierre Hémery est autorisé à construire fossés, pont-levis, bonde (étang) et
sur le "plain" colombier et garenne
(cf.acte ci-dessous). (La
distance entre ces deux dates -1453/1501- donne à penser que ce Pierre
était fils du précédent) |
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début XIVème |
* en 1507, Pierre Hémery
procureur de la comtesse de Boulogne, la représente à Blois dans une sentence rendue au profit de la Dame et au détriment des chanoines de chapitre de Levroux * 1508, 1er juin - Gabriel Limosin vend à Pierre Hémery la quarte partie par indivis d'un terrage. C'est le dernier acte que nous possédons attestant la présence d'un Pierre Hémery * en 1509, le successeur de Pierre fait ériger Romsac en fief, il augmente considérablement le domaine par achats et échanges. |
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A une date qui nous est inconnue la veuve de Pierre , Ysabeau, procède à un échange (de terres?) avec sa fille qui a épousé
Thamegy Sainson. *Jérôme Hémery est
cité pour la première fois (1512) dans un acte concernant la cession au
chapitre de Levroux de terrages, par indivis, situés sur la paroisse de
St.Phallier. |
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| 1516 |
On peut supposer que la veuve Ysabeau est décédée: Jérôme et sa
soeur, l'épouse de Thamegy Sainson, se partagent l'héritage |
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1523-
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Jérôme participe à la rédaction des coutumes de Blois * Levroux dépendait du baillage de Blois et non pas de Bourges * composition de la délégation de Levroux
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modifications obtenues par la délégation.
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Jérôme décède après 1539, date à laquelle il est cité pour la dernière fois. Jérôme laisse une veuve, Perrine Mobue, et deux enfants mineurs, Pierre et Léonard. Perrine obtient la dispense de foi et hommage au dauphin, devenu sgr. de Levroux par son mariage, jusqu'à la majorité de ses enfants. |
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| 1551- |
le 1er mars,
Pierre III, majeur, fait aveu de la terre de Romsac et de Villebon. Il
décède peu de temps après (1556), sans descendance. Léonard hérite
des deux fiefs. |
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| 1556- |
Léonard Hémery, seigneur de Romsac. Il était à cette époque marié à Anne
(de) Sartres et s'était installé à
Issoudun comme "honorable bourgeois". Il bailla ses fiefs à des fermiers.
Il décède en 1579, laissant à son tour deux enfants mineurs. Pierre de
Valentienne, bourgeois d'Argenton, sr. de Bournoiseau et des Prunes
(Argenton) est nommé tuteur et curateur des enfants. |
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| 1576- |
Les religieux de Déols se désistent du bois de Romesac en faveur de Jean
Daumont, en retour de 120 écus soleil. |
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| 1590- |
Le château de Romsac, qui devait être plus ou moins à l'abandon est
incendié. Le 2 mai, François Gravier, fermier du lieu de Romsac, requiert
le juge de Levroux, afin que celui-ci fasse la "description et le procès
verbal des ruines et démolitions, faites par le feu ou autrement, par les
gens de guerre, voleurs, en ce misérable temps". Les dégâts sont estimés
547 livres 10 sols. Malheureusement ces réparations ne pourront être
faites car, outre les deux fiefs de Romsac et Villebon, Léonard avait
légué à ses enfants... 4 000 livres de dettes ! |
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| 1592- |
La veuve de Léonard, Anne Sartres, qui s'était remariée à un
certain Jean Durzy, est à nouveau veuve. Devant la "décadence" de Romsac,
elle souhaite le remboursement de ses droits et demande la saisie des deux
fiefs (Romsac et Villebon) sur ses enfants et leur curateur. Plusieurs
"criées" en cette année 1592 ne rencontrent aucun acheteur. |
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| 1593- |
Romesac trouve preneur: "le 30 et dernier jour de juillet, par devant le
garde du scel de la châstellenie de Busseuil, Anne de Sartes, veuve
Léonard Hémery, sgr. de Romsac et de Villebon, demeurante à Issoudun,
fondée de la procuration de Pierre de Valentiennes, tuteur et curateur de
ses enfants, passée à Argenton chez Me.Boulaye, notaire le 6 juin 1593,
vend à Thomas de Grasset écuyer sr de la Renaudière et de Beaulieu,
paroisse de Ste Colombe y demeurant et à Antoinette de Guillon, le fief et
manoir de Romsac et le fief de Villebon, moyennent le prix et somme de
1500 écus, revenant à la somme de 5400 livres et pour le vin de marché,200
sols." Il passera à Pierre de la Chapelle,
écuyer, sr du Cluzeau,
(paroisse de Chaillac) par le
mariage de ce dernier avec la fille de Thomas: Marguerite de Grasset. |
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1628- |
le château est vendu à Charles Fournier de Carles de Pradines,("escuyer du Roy à la grande escurie de sa Majesté"). Ce dernier absent,( il participe au siège de La Rochelle), est représenté par son frère César de Carles, prêtre, prieur du chapitre de Levroux. La vente, le 23 juin, s'élève à 4000 livres plus 200 livres pour les épingles de Madame du Cluzeau (Marguerite de Grasset); toutefois seuls sont perçus 297 livres 17 sols, le reste représente un volume de dettes dues à des créanciers présents à la vente: parmi ceux-ci nous relevons Benjamin de Couraud sgr. de Chevilly (paroisse de Méreau) pour une somme de 300 livres, Pierre de la Porte, sgr. de Poulaines, (400 l.), Silvain de Chauveron, sgr.du Plessis-Doré (paroisse de Poulaines), tous les trois beaux-frères de Pierre de la Chapelle. Il installa sa femme et ses enfants dans un pavillon de Levroux (non sans en avoir délogé à grande peine un chanoine qui l'occupait), fit démolir les bâtiments existants, entreprit la construction d'un nouveau château et partit guerroyer (siège de La Rochelle) au service du maréchal d'Effiac pour ... financer les travaux qu'il confia aux frères Le Mercier, architectes de Richelieu. Ce nouveau château est construit sur une plate-forme carrée surélevée de 80 cm par rapport au terrain environnant, entourée d'un fossé de 10 m de large et de 2,20 m de profondeur. Les terres et bois possédés par de Pradines à son décès en septembre 1669 sont estimés à 800 ha. Dépendaient du fief une douzaine de métairies (dont celle de La Porte démolie, déplacée et reconstruite à cette même époque-1628) et une trentaine de maisons rurales (dont celle des Rioland), réparties sur la paroisse de Sainte-Colombe et les paroisses limitrophes. Ce fut l'apogée de Romsac, qui se présentait alors ainsi:
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| 1634 | achat de la châtellenie de Jeu-Maloches (12 500 livres); cette châtellenie dépendant du roi, Fournier rend foy et hommage au roi devant la grosse tour de Châtillon. Deux ans après, Fournier transforme le "pavillon" de Jeu-Maloches en réduisant les 5 étages à 3, en faisant percer des fenêtres; il ajoute une grange, acquiert le fief du "petit Jeu-Maloches", 2 métairies (Jeu et Rouzières) et deux prés, le tout pour 16 930 livres et (!) 2 deniers. | ||
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Les
FOURNIER de PRADINES.....
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Charles de FOURNIER
x 1618 Péronne de LA PALLU de CARLES de PRADINES (1582-1669) (1588-1654) |
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| CHARLES (1619-1680) de Fournier de C .. de P.. x (1) 1646 xx (2) 1671 |
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__________________________
Jacques de Johanne Marie de Johanne (1624-1660) Renée Le Charron sgr. de Saumery (1622-1709) de la Carre de Saumery |
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___|__________________ Louise (†1743) Marcoul Claude x 1691 de Fournier de Fournier René Barjot de Roncée de Moussy (1658-1729) |
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| Alexis (1695-1763) x 1726 Geneviève de Borderie de Vernejoux (1700-1778) |
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| 1646 | Charles Léon Fournier, fils aîné du précédent épouse à Chambord Marie de Johanne de la Carre fille du sgr de Saumery et de Beauregard-Laleu, capitaine du château de Chambord. Après lui avoir donné 5 enfants, Marie décède en 1660, âgée de 36 ans. | ||
| 1669 | Au décès du père, Charles Léon, gentilhomme de la chambre du duc d'Orléans, hérite de Romesac et de ses dépendances. Il décèdera en 1680, laissant à sa veuve, Renée Angélique Le Charon, qu'il avait épousée en secondes noces en 1671, de nombreuses dettes. | ||
| 1690 | le 16 mars, la terre de Romesac est saisie; elle est adjugée 38 692 livres par "la cour des aydes" au sgr de Levroux, comte de Fiesque, mais... | ||
| 1690 |
les 2 et 13 septembre, Marcoul, fils aîné des Fournier, mousquetaire de la
garde du roi, obtient par sentence du Châtelet que Romesac lui soit
attribué par "retrait lignager" sur le comte de Fiesque.
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| 1694 |
au décès de Marcoul, sans postérité, son frère cadet, Claude, fait valoir
son droit à héritage, sous bénéfice d'inventaire; le 2 mai il vend Romesac,
46 107 livres 9 sols, à son oncle Johanne de la Carre, sgr de
Saumery, maréchal des camps, gouverneur de Chambord, grand maître des Eaux
et Forêts de L'Ile de France, et grand bailli de Blois
(Il était l'époux de Catherine Charron
des Mesnars, belle-soeur de Colbert). La
vente permit tout juste de rembourser les dettes de Marcoul,
notamment le "retrait" dû au comte de Fiesque. |
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| 1699 |
6 mars - acquisition de deux métairies au village des Bouillies, à Poulaines,
appelé également "le petit terrage de Graçay". Adjudication au sgr
de Saumery, par décret fait desdits biens au siège présidial de Blois, sur
le sieur Louis Turquet, licencié ès lois. Ces deux métairies sont chargées
de cens et de rente envers les chanoines du chapitre de la Ste Chapelle de
Bourges, seigneurs barons de Graçay. Quittance
donnée à Joullain, receveur du sr.de Saumery, par Gigot, receveur du
prieur d'Aubigny d'une somme de 30 livres |
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| 1704 |
Jacques sgr de Saumery baille (pour 9 ans)
la métairie des Bouillies à Pierre et René Bouin moyennant 260
livres par an. |
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| 1709 |
décès de Jacques de Saumery, sa fille Louise hérite de Romesac. Elle avait
épousé en 1691, à Tulle, René Barjot de Moussy, marquis de Roncée,
(Panzoult) Crouzille et autres lieux
(tous en Touraine), "guidon des gens
d'armes de Bourgogne", issu d'une branche La Pallu
(cf. géné, ci-dessus)
. Un fils, Alexis, naît à
Paris en 1695. |
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| 1726 |
Alexis épouse à Tulle, en 1726, Geneviève Borderie de Vernejoux, fille
d'un avocat au parlement de Bordeaux, maire de Tulle
(1684), conseiller du roi
(1685) |
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| 1729 |
décès de René Barjot (à Tulle); l'année suivante, Louise, sa veuve, renonce à la
communauté maritale; c'est peut-être à cette époque que Romesac passe à
son fils, Alexis. Toutefois la cérémonie de foy et hommage n'aura lieu que
le 3 septembre 1742. |
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| 1742 |
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| 1751 |
Les de Roncée mettent en vente le domaine de Romesac, dont une affichette
imprimée à Paris ( chez THIBOUST, imprimeur
du roi, Place de Cambray) nous apporte quelques précisions,
(il faudra attendre 4 ans pour
trouver un acquéreur):
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1755 |
Léon François comte de Barbançois,sgr de Villegongis, Chézelles, Vineuil et autres lieux (1717-1795) et Louise Le Féron son épouse (†1777), se rendent acquéreur de Romsac pour la somme de 112 400 "livres francs deniers" plus 1000 livres pour "pot de vin". (le couple aura 6 enfants, dont 2 naîtront à Romsac: Marguerite (1755) et Marie-Hélène (1756)) |
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| 1756 |
26 août.-
retrait féodal exercé par Antoine Antonin marquis de Longaunay, sgr de
Levroux, époux de Barbe Cadot de Sébeville, sur le comte de Barbançois.
S'en suivent, par avocats interposés, de nombreux mémoires où chacun fait
valoir ses droits. Le comte de Barbançois conteste le dénombrement, fait
par le marquis de Roncée en 1743, dont se prévaut le seigneur de Levroux
qui "ne peut s'emparer d'autorité des biens que M.de Barbançois refuse de
laisser et qu'il soutient devoir lui rester comme étant en censives, non
sujettes au retrait". Ces biens relevaient des barons de Graçay, du seigneur de Bouges et des chanoines de Levroux. Le dénombrement de Romesac n'eut lieu que le 13 juillet 1758. Entre temps et avant d "abandonner" Romesac (14 janvier 1757), le comte de Barbançois avait vendu les Bouillies, pour 4 000 livres, au sieur Pornay, marchand à Valençay. |
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1792 1793 |
A cette date, le domaine appartenait en indivis à leurs deux fils: Alexandre
Maximilien François marquis de Longaunay et Antoine Constantin, vicomte de Longaunay époux de Marie Aimée Françoise
de Bienassis. Les deux frères vendent Romsac l'année suivante (13
février 1793) à Armand, Louis, Jacques Elisabeth Fortuné, comte d'Aiguirande,
seigneur de Villedieu qui épousera en 1799 sa cousine germaine Anne
d'Aiguirande. Le domaine demeurera dans cette famille jusqu'à
la fin du XIXème siècle. |
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1839 |
Armand, dont on vient de lire l'inventaire de ses biens, après son décès en 1831, avait outre le frère cadet, Charles, dénommé le chevalier d'Aiguirande, un troisième frère, ecclésiastique de son état, qui vivait à Romesac. Charles, lui, était né au domaine familial du château de Villedieu en 1765; il fit carrière dans l'armée et la termina à Paris en 1798 dans la légion de police générale. Il regagna alors son Berry natal, plus précisément Levroux, où il épousa (1810)... sa domestique, Anne Madrolle, elle-même fille de François Madrolle et de Jeanne Davenat, une famille fort modeste de journaliers. Le chevalier d'Aiguirande n'avait pas attendu le mariage pour consommer ses amours ancillaires, car les époux reconnurent dans l' acte de mariage leurs deux filles: Véronique, née le 11 novembre 1806 et Louise, née le 14 mars 1810. Le couple donna naissance, le 18 mai 1815, à un troisième enfant, Alexandre, le fameux neveu d'Armand qui héritera de Romesac, mais auparavant, Charles (le père) décéda à Levroux en 1827. Et, comme le vaillant chevalier avait épousé Anne mais nullement la famille Madrolle ! au décès de son époux, Anne, "étant non commun en biens de son défunt mari", dut renoncer à tous les avantages résultant en sa faveur du contrat de mariage, à savoir une donation de 2000 francs, payés en meubles, en effets mobiliers ou numéraire, 1000 francs de rente viagère par semestre, et l'usufruit et jouissance pendant sa viduité de la maison occupée rue de l'étang à Levroux par "Monsieur d'Aiguirande" : aux enfants de subvenir à ses besoins ! La mésalliance était effacée, ( et par là même l'opinion des révolutionnaires du Comité de Salut Public castelroussin confirmée : "les d'Aiguirande, aristos jusqu'à la moelle des os" ! ) Toutefois, le marquis, n'ayant pas eu d'enfant de son mariage consanguin, accepta de prendre sous son toit ses trois neveux, "à titre gratuit (sic) uniquement par affection" ! Il conserve la curatelle des deux filles, quant à Jacques Defougières (dont on ignore le lien avec les d'Aiguirande), il est élu tuteur du jeune Alexandre, lequel est envoyé illico par son oncle à Paris, au collège royal de Saint-Louis, pour parfaire son éducation. Ainsi, non seulement Anne fut dépouillée de ses maigres biens mais on la sépara de ses enfants, respectivement âgés de 21, 17 et 12ans! (Sept ans après, Véronique demeurée célibataire décédera à 28 ans; Louise aura plus de chances, elle épousera en 1838 un bourgeois, "le chargé d'affaires du marquis", Jean Florent Depiégu qui, tout en résidant au château, possédait le domaine de Beaulieu à Sainte-Colombe). Au décès de son oncle, Alexandre étant mineur (16 ans), son tuteur fut autorisé à emprunter la somme de 57 000 francs pour acquitter "le droit de mutation" résultant du legs de son oncle, et Marie-Aimée, continua à exploiter Romesac, mais 5 ans après, Alexandre, devenu majeur, reçut par acte notarié, de la "cousine usufruitière", Romesac et l'ensemble des biens, moyennant la somme annuelle de 30 000 francs. (On peut comparer cette rente annuelle de 30 000 francs avec les maigres 2 000 francs octroyés à Anne Madrolle par son modeste époux et néanmoins retirés par le richissime marquis Armand !) En 1839, Alexandre, devenu Marquis d'Aiguirande, s'empresse d'augmenter son domaine, en février il achète notamment l'emplacement de l'ancienne église de Sainte-Colombe et le cimetière attenant. Cette même année, le 10 avril, Alexandre épouse Clémence de Poix. |
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| Prémonition ? à peine mariés, le couple envisage d'établir une sépulture, pour eux et leurs enfants, dans la tour ouest du château de Levroux. Or, cinq mois après l'union, Clémence accouche d'un enfant mort-né et peu de temps après, le 4 mai 1841, c'est Alexandre qui décède. Il était âgé de 26 ans. Au moins eut-il le temps de rédiger ses dernières volontés: son épouse Clémence, veuve pour la seconde fois à 30 ans, est usufruitière, sa belle-fille Marie légataire universelle; il n'oublia pas son origine Madrolle : la maman est "héritière à réserve avec un droit du quart de la succession", droit auquel elle renoncera contre une somme forfaitaire de 190 000 francs. Elle survivra huit ans à son fils et s'éteindra rue du cloître à Levroux, en juin 1849. | |||
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| Blason des d'Aiguirande | ||
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| D'or au lion de sable, armé et lampassé de gueules | ||
les d'Aiguirande
__________________________________________
Jacques Antoine
_____|______________________
________|________
Armand
Charles
Louis
Anne
Marie-Aimée
le marquis le chevalier l'ecclésiast.
x son cousin
d'Aiguirande
x sa servante le marquis
Armand
Anne Madrolle
____________|__________
Véronique
Louise
Alexandre x Clémence de Poix,
dite "la marquise"
† 28 ans x
Florent
marquis de Romesac veuve
de Charles comte de Préaulx
Depiégu
sans.postérité ___________________|_________
chargé
d'affaires
Charles
Gabrielle
Marie
du
marquis de Préaulx de Préaulx de Préaulx
x 1853
x 1850 x 1853
Charlotte de Launay marquis de Cordoüe
Henri
ss.postérité
| de la Bourdonnais
un
fils
|
___________________
René Arthur Georges
Roger
de la Bourdonnais
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Au décès d'Alexandre, Louise Caroline Clémence de Poix, qui se
fait appeler Clémence ou plus simplement (!) "la marquise",
ne peut exercer pleinement son droit d'usufruit car Marie-Aimée est encore
bien vivante (elle ne décèdera qu'en 1846, âgée de 81 ans). Or, Clémence
est impatiente de profiter de cette immense richesse qui devrait d'ici peu
lui échoir : le château est situé au centre de 1686 ha et possède 24
domaines locatures et des terres qui s'étendent sur 9 communes. La rumeur colporte même que
Marie-Aimée possède dans une cave du château 1 toise carrée de pièces
d'argent ! (à son décès on ne trouvera que
6 966,37 francs). Clémence ronge son impatience en faisant démolir
ce qui restait de la haute tour de Bonnan à Levroux pour palier les
travaux les plus urgents et restaurer "le pavillon" encore appelé "l'aile
du portail", le tout à ses frais. |
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Et voici, Clémence la marquise, veuve pour la troisième fois. Entre temps
elle avait marié ses enfants: - Gabrielle (en 1850) épouse Marie, Fernand Gonsalve marquis de Cordoüe qui vivait au domaine de la Gauthière à Vicq-sur-Nahon (le couple se séparera très vite après la naissance d'un garçon, Fernand, et le marquis décèdera, à 34 ans, en 1864; quant à Gabrielle, elle s'éteindra en 1889, dans un garni de Châteauroux, hébergée par son cocher !); - Charles (en 1853) épouse Charlotte, Zélie de Launay de Cohardon et s''installera dans le domaine maternel de la Chênelière (Officier au 1er régiment d'infanterie légère, il décèdera en 1859 sans postérité; - Marie, cette même année de 1853, épouse le comte Henri, Julien, Anne de la Bourdonnaye de Coëtcandec. Son veuvage achevé, la marquise reprend ses relations mondaines et le château vit à nouveau de tous les éclats du Second Empire. Clémence vieillit, outre les décès qui s'accumulent les relations avec la fille cadette se brouillent. Le 28 décembre 1877, elle stipule devant Me Arnou, notaire à Levroux, dans un testament olographe: "* J'institue pour légataire universelle, Mme la comtesse de la Bourdonnaye. * Je réduis, autant que la loi me le permet, la part héréditaire de la Mme la marquise de Cordoüe, ma fille aînée. (cf.encart, ci-dessous) * Mme la baronne de Bellissen reçut dans la succession de son père et par la dot que je lui ai constituée pour son mariage la somme de 500 000 francs (la petite Louise, née du "braque" Duport-Latouche, avait été unie, en 1873, au baron Cyprien de Bellissen-Bénac, propriétaire, ,conseiller général de l'Ariège, demeurant à La Bastide de Sérou; Louise apportait à son baron la terre de Trez dont elle était propriétaire à Baudres) * Je donne aux communes de Levroux, Baudres, Bouges et Rouvres, la somme de 5 000 francs. * A mon cousin germain, Louis de Poix, les portraits de famille et je lui demande de voir par cette disposition une preuve de ma sincère affection" |
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| En 1878, Clémence de Poix, marquise d'Aiguirande décédait dans son château de Romesac, âgée de 67 ans. | ||
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| 1884-1885 |
vente par licitation entre les 3 héritières. Le domaine (à l'exception de
quelques parcelles mineures concédées à sa soeur , sa belle-soeur et à des
particuliers) échoit en quasi totalité à Marie
Charlotte Anna de Préaulx comtesse de la Bourdonnais, pour la somme de 1
632 200 francs. |
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| 1891 |
nouvelle vente par licitation entre les quatre fils de Marie Charlotte:
René, Arthur, Georges et Roger: Roger de la Bourdonnais, adjudicataire. |
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| 1905 |
Un incendie détruisit le château les 24 et 25 septembre 1905.
Après l'incendie, le comte Roger de la Bourdonnaye "sacrifia de beaux
arbres pour trouver les fonds nécessaires à une très partielle sauvegarde
des bâtiments", il vendit les domaines et finalement, le 1er juillet 1906,
céda ce
qui restait du château à MM. Paul Gratier, pharmacien et Marcel Gratier,
médecin, l'un et l'autre habitant Levroux. Le domaine restera dans cette
famille jusqu'en 1981. |
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(à suivre)