EUGENE est retrouvé............

Branche des tisserands de Châteauvieux (41) et Villentrois (36)
devenus meuniers au XIXème siècle

 

 

Voici ce que nous écrivions sur notre page WANTED, aujourd'hui disparue,
quand notre site était encore dans sa petite enfance ...

 

Gégène - où es-tu ?

On sait bien,EUGENE Désiré,que tu es né le 17 novembre 1840 à Villentrois,
de
François Silvain Rioland et de Marguerite Croisé, que tu étais meunier
 à Nouans-les-Fontaines, en Indre-et-Loire, précisément
au moulin de Blavetin,
près de la Petite-Michellerie,
 et même que tu as fait venir près de toi ton frère cadet,
Jules Alexandre,
et que, quand ton petit neveu est né, lui aussi
Jules Alexandre,
c'est toi qui es allé le déclarer à la mairie...
et depuis ce
28 août 1868, tu n'as plus donné de tes nouvelles, à personne  !

Allons, Gégène, on t'aime bien, fais-nous un petit signe ...........

c'est à notre ami Guy GUENAIS que nous devons cette découverte...
Bravo Scherlock ! ... et merci !

Nous reprenons donc le fil de notre histoire:

 Eugène est le fils aîné de François RIOLAND et de Marguerite CROISé. Il a appris la meunerie auprès de son père. Quand vient l'âge de quitter le cocon familial,( il a alors 22-23ans) il prend à bail le moulin de Blavetin à Nouans-les-Fontaines (37), probablement par le biais de sa grand-mère, Marie-Madeleine TOUCHELET, originaire de cette commune de Touraine. Le travail ne manque pas, Eugène est célibataire, il fait venir son cadet JULES-Alexandre, tout jeune marié (1865) à Victorine Méry. C'est au moulin de Blavetin que vont naître  en 1867 JULIE (Germaine), qui ouvre la branche des GIRAUD, grand-mère de notre cher cousin Roland et l'année suivante, JULES (Alexandre) grand-père de votre concierge-webmaster.

De 1869 à 1875, c'est le trou... Les deux frères, à la fin du bail, disparaissent. Pendant ces six nouvelles années qui correspondent effectivement à un nouveau bail, qu'étaient-ils devenus ? Il aura fallu plus de 10 ans de recherches pour retrouver :
      - d'abord le cadet , Jules, à .... Valençay, sans que nous ayons plus de détails sur la localisation du moulin et les enfants nés pendant cette période,
     - puis Eugène, meunier à ... Poulaines !!!! probablement au moulin de la Roche, moulin que son cadet, Jules, reprendra 6 ans plus tard. Pourquoi Eugène passe-t-il ainsi le relais à son frère ? Il n'est pas impossible que Cupidon soit au rendez-vous: Eugène est amoureux !

Amoureux d'une polinienne, issue d'une famille honorablement connue à Poulaines et dans les environs depuis des siècles : les MARSEILLE
(notons au passage la cacographie passée dans les actes, le patronyme étant à l'origine: MARCEIL, déformation phonétique de MARCEL). En cette seconde moitié du XIXème siècle, sous l'influence des Sociétés d'Agriculture, les petites tenures se sont spécialisées, afin d'accroître les revenus, favorisant le développement du vignoble. Les MARSEILLE sont vignerons. Alexis, le père, s'est installé à Varennes, le pays de son épouse Rose HARDY.

Eugène fera le déplacement et  c'est à Varennes  qu'il épousera, le 22 septembre 1873,  Rose (Camille) MARSEILLE, une jeunette de 12 ans sa cadette. En ce début de la 3ème république, les moeurs ont évolué, au diable les vieilles barbes, les témoins sont de jeunes "garçons d'honneur": Rose a choisi son frère Alexis (26ans) lui-même vigneron à Poulaines, et un ami de la famille, Pierre Bruneau (24ans), cultivateur à Buxeuil; Eugène est accompagné de Louis Gagnet (28ans) un cousin de Villentrois et de Lucien (ou Louis) Coutant (24ans), laboureur à Poulaines. On perçoit à travers cette courte énumération l'élargissement géographique, les familles ne restent plus confinées dans leur paroisse: Varenne... Poulaines... Villentrois... Buxeuil... Toutefois, il faut imaginer la présence de  toute la famille, venant parfois de bien plus loin, comme la soeur aînée (36ans déjà), venue de Monthou-sur-Cher avec son mari, le meunier Eugène CHABOT ou encore le plus jeune frère, Frédéric (28ans) meunier à Seigy. Sans nul doute,  Jules, l'inséparable cadet à qui   le moulin de Poulaines venait d'échoir, était bien de la fête, accompagné de Victorine MERY et de leurs enfants, Julie, 6ans... et demi ! et mon grand-père, Jules-Alexandre  qui se dressait du haut de ses 5ans. Il y a bien longtemps que le père et la petite soeur, Juliette, s'en étaient allés victimes d'une méchante épidémie, ainsi que Charles, l'autre frère, héritier des vignes de la Saussardière à Villentrois, fauché dans sa 17ème année, mais Marguerite, la maman, était bien là, vieillie avant l'âge bien qu'elle n'ait que 54 ans ainsi que les autres filles:  Célestine (26ans) mariée depuis peu à un laboureur de Villentrois, Laurent VOUILLON, Isabelle (25ans) et Maria-Amélina (24ans) encore jeunes filles, pour peu de temps, Isabelle épousera Silvain SAINSON et Maria, François CHENIER. Si nous ajoutons quelques cousins et toute la famille des MARSEILLE,  la noce du meunier Eugène et de sa jeune épouse, dut être une belle noce.
( L'acte de mariage nous apporte un renseignement important: Marguerite, la mère, a signé l'acte, et d'une belle écriture, Eugène, le fils, "ne le sçavait", et  d'autres actes nous apprennent que Jules, le frère cadet, ne le "sçavait" pas davantage. On mesure mieux les difficultés rencontrées par une famille à une époque où n'existait aucune protection sociale. La mort du père a précipité les enfants dans le monde du travail: Marguerite est sitôt mariée à un meunier, Eugène et Jules ont dû partir comme garçons de ferme, et la mère, sans ressources se retrouvait avec encore 8 enfants à élever ! Nous imaginons les conditions.)

Nous avons encore peu de renseignements sur ce que fut la vie du couple Eugène Rioland et Rose Marseille. L'année qui suivit le mariage naquit une fille : Marie (Camille).Eugène est alors qualifié de cultivateur. Il est donc probable qu'il demeura quelque temps au domicile de son beau-père, mais il dut reprendre son métier de meunier car, 21 ans après, le couple demeure alors à Sainte Cécile, et  Marie, la fille, y épouse Henri (Silvain) ROBERT....  meunier à Luçay-le-Masle!
Quel fut l'itinéraire, dessiné au gré des baux ? Quels enfants naquirent (et vécurent) après Marie ? Avons-nous des cousins très proches de nous et que nous ignorons ? Patience ! Patience !

                                                                                cf. Les RIOLAND, tixiers meuniers

à suivre

 

 

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